Des témoignages

Prendre père et mère


Voici quelques expériences de personnes ayant participé au stage résidentiel de 6 jours dont l'objectif est de dénouer les liens malades, malsains pour mieux restaurer l'élan vers la mère ou vers le père et l'élan vital que chacun a en soi et qui, souvent, est bloqué dans des traumatismes, des ruptures de communication, d'affinité, des incompréhensions  par rapport à ses parents.

 

 

Témoignages de Kadosha - Maroc - 2011

 
  Fin de stage particulière : retour à « papa, maman, enfant », « prendre, lâcher l’enfant », « être enfant, être parent » … à un niveau basique.

 

Voir évoluer l’image de son papa et de sa maman de l’éloignement, du rejet ou de la peur vers la proximité, la complicité, l’amour et la tendresse. Se rendre compte que tout est question d’accent ; que l’enfant « victime » met l’accent sur le rejet, la méchanceté des autres alors que l’enfant guérie voit l’amour, l’attachement, la tendresse. Et ce n’est pas un règlement des comptes avec ses parents, c’est juste une ouverture du regard au-delà des formes pour aller plus profond, vers l’essentiel.

 

J’ai dit, lors du dernier partage de bilan, que cette perspective ou plutôt, cette perception profonde me reconstruit, me redonne des fondements solides sur une base de sécurité ; Ce n’est pas des parents idéaux qui ont remplacé mes vrais parents, c’est plutôt le rétablissement d’une fonction parentale : comme si les choses ont été mises d’aplomb et exprimées alors que dans la réalité elles étaient restées engluées, recouvertes par des couches de rancœurs et de passifs retenus.

 

Merci à Christiane, Brigitte et à chaque membre du groupe de m’avoir permis de vivre une expérience pareille.

 

 

Partage de Dominique - 2011

 

Je commence à retrouver de nouveaux re-pères après cette sortie  de stage.
Je me suis sentie un peu “perdue” les premiers jours, le temps de  me réaligner sur ces nouvelles images parentales intérieures et de les  intégrer.
Le fait que mon père a pu me prendre dans ses bras (entre autre)  a vraiment guéri des pans de ma personnalité, et j’ai fais un magnifique rêve  durant cette semaine, qui confirme bien cette guérison profonde...Je me sens  beaucoup plus sécure, et je me sens également beaucoup moins dans la  dévalorisation
.

15 jours après la fin du stage, je remarque que je me positionne de manière beaucoup plus authentique dans mes relations, ce qui m’a permis de mettre un terme naturellement et sans conflits avec des relations qui me parasitaient depuis de nombreuses années, et dont je n’arrivais pas à sortir. Je peux choisir en conscience  de m ’ouvrir à d’autres relations plus en adéquation avec qui je suis...
  


Témoignage d'Anne Marie - 2009

Ci-joint quelques réflexions à propos du stage vécu en juillet  dernier. A vrai dire, il y a tant de choses, tant de pensées qui  traversent et qui restent, qu'il est délicat de "choisir" celles qui  sont à partager sans écrire 50 pages !!

"Je suis en thérapie avec Brigitte depuis 3 ans et demi maintenant, et  ai participé à deux WE sur le lien interrompu à la mère et le lien  interrompu au père auprès de Brigitte et Christiane. Dès que j'ai su  qu'un stage en résidence de 6 jours était proposé, je m'y suis  inscrite, sachant que déjà riche de la progression effectuée, des  événements importants émergeraient.

Le travail proposé, l'appui du  groupe, les compétences et la qualité de l'accompagnement ont fait de  cette semaine partagée un puissant appui pour dégager de mon être des  chagrins insoupçonnés. Bien que survenue à plusieurs reprises dans les  cadres de massages sensitifs et des WE évoqués plus haut, l'existence  du nourrisson que j'étais s'est manifestée là où je ne l'attendais  pas.

Je suis encore profondément troublée d'avoir ressenti ses  émotions dans tout mon corps d'une façon aussi intense, et d'avoir pu,  grâce à la subtilité et à la patience de nos "guides", exprimer toute  sa colère et toute sa détresse.

Les intuitions, l'expression des  cheminements de chacun-e, les résonances en "l'autre" des éléments de  sa propre histoire offrent des perspectives neuves, des compréhensions  jamais envisagées auparavant. C'est comme une aventure extraordinaire,  une exploration de terres, de lieux et d'émotions pourtant déjà  parcouru-es, déjà ressenties, mais que le mouvement en avant de la vie  semble replonger dans l'incertitude, le fourvoiement, l'inquiétude.

Tout est déjà là mais dans l'ombre, et le travail effectué, dans ces  conditions-là, auprès de personnes aussi humainement et  professionnellement remarquables, permet de clarifier ce qui s'était  assombri. Je dirais que même s'il est peu probable de retrouver le  sens exact de l'histoire de sa vie, il n'en est pas moins vrai que la  réactivation de la mémoire corporelle, la connexion entre les  inconscients et leur mise au travail permettent de s'engager avec  confiance en de nouvelles voies.

Je me sens beaucoup plus forte, en conscience d'une puissance  lentement mais sûrement recouvrée, plus présente à moi-même, à ma  propre voix, et par répercussion, plus présente à "l'autre" et au  monde. C'est une co-re-naissance de par le travail soutenu avec le  groupe et les thérapeutes, et une re-co-naissance pour l'intégration  en soi, par soi de sa propre existence, prononcée à voix haute en  présence et en conscience du groupe et des thérapeutes.

Je remercie tout le groupe pour ce qu'il a su créer pendant ces six  jours de "vivre" en profondeur, en partage et en joie. Je remercie  Brigitte et Christiane pour l'infini respect dont elles font preuve à  chaque instant et sans lequel il serait impossible de déposer au monde  tant de vulnérables inconnus."

 

 Jean Pierre

Les chirurgiennes de l'âme,

Elles opèrent à coeur ouvert,
les chirurgiennes de l'âme.
Compresses, bistouris : les mots,
qu'elles soufflent à nos oreilles,
libèrent en nous d'autres maux,
par où la vie s'éveille.

Silence ! On désinfecte...
En guise d'anesthésie : l'éveil,
Les instruments ? tous pareils,
des êtres humains... pour peu qu'on les respecte.

Merci Christiane, merci Brigitte,
Au fait, quand vous opérez,
N'est-ce pas ce qu'on appelle
"l'opération du Saint-Esprit ?"


 

 

 

Constellations Familiales et systémiques

Gérard

J’ai le sentiment d’appartenir à une famille dans laquelle la communication est fluide avec des membres qui échangent et changent !
J’essaie de rester sur un bon niveau vibratoire, ce n’est pas toujours évident.
Quoi qu’il en soit, le monde qui m’entoure a changé par ce que j’ai changé ma manière de le percevoir.



Ana : identification à une grande sœur non-née, avortée

L'effet est immédiat.

Je reflétais dans un premier temps à Christiane qu'il me semblait évident que quelque chose avait changé, mais que je ne l'avais pas encore nommé.

Ce qui est présent, c'est : maintenant, je suis réellement moi.

Je n'ai eu de cesse, depuis je ne sais quand, de vouloir être entendue, de vouloir apparaître, de vouloir être vue. Même mes recherches en homéopathie (selon rajan sankaran) me menaient dans cette direction : m'individuer et les symptômes que j'observais et voulais comprendre étaient de cet ordre.

J'avais plein de choses à dire et ne disais jamais rien, j'étais silencieuse. j'avais plein de choses à faire et ne faisais jamais rien, j'étais inactive. Je tentais diverses formes d'apparences physiques, dans la coiffure, l'habillement, et je ne me sentais jamais vue.

Cette dernière constellation où je plaçais ma fratrie et mes parents remit vraiment les choses en place. Chacun avait la sienne, ma grande soeur non-née est apparue, je l'ai vue ; je pouvais enfin (et cela ne veut pas dire que je voulais m'en séparer puisque je l'aimais tellement que je suis devenue elle, en partie), donc, je pouvais enfin être moi, vivre mon existence et ne pas la passer à essayer de la faire voir : ce que je faisais en fait, était une tentative de la voir, (de l'avoir, cette grande soeur, et non pas de l'être). j'avais besoin de la reconnaître, d'en avoir conscience.

C'est chose faite !
Cela me confirme, que quand on trouve le point d'attache du symptôme, il est vu, pris, compris et n'a plus besoin d'être "au crochet" d'une personne pour exister !

Comme le dit Christiane, confronter, faire face à ce qui est, sans reculer, sans attaquer, sans s'effondrer, c'est reconnaître (naître de nouveau avec) ce qui est, c'est l'intégrer (ne plus l'exclure), c'est reconnecter au sentiment d'unité ; c'est cela la paix, ce n'est ni la lutte contre la guerre ni son opposé !!!

J'ai aussi vu le lien avec la précipitation qui apparaissait chez mon père. Je l'ai reprise à mon compte pour être mieux à mon service pour faire apparaître cette grande soeur non-née, parler vite pour être entendue, faire vite pour être vue, être très active pour apparaître.

Je vous suis reconnaissante pour la présence que vous avez investie pour me permettre plus de clarté et revenir à moi afin de mieux encore accomplir mon destin, c'est-à-dire, ce à quoi je me destine.

Je vous remercie de m'avoir permis de vous rendre ce même service afin d'être dans la communication, verbale et non verbale, et surtout dans l'accomplissement de ma destinée !

Commentaire de Christiane

Remettre chacun à sa place dans un système est déjà un travail important dont les répercussions sont la plupart du temps conséquentes. Une simple remise en ordre d’une fratrie au complet va modifier le champ de conscience d’une personne qui soudain prend sa place, la sienne.

En effet, l y a une loi fondamentale qui régit tout système, à savoir qu
chacun a le droit d'appartenir au système dans lequel il est né, sans considération pour ses qualités, ses actes, ses connaissances, sa position sociale... Dès que nous naissons dans un système, nous y sommes liés quel que soit le lien.....ce lien peut être la dépression, l'abandon, l'absence de lien.  Et l'ensemble des membres  fait la spécificité de ce système et personne ne peut en être exclue pour quelque raison que ce soit.

Ainsi, un système est équilibré et fonctionne harmonieusement lorsque tous ses membres ont leur place, notamment en fonction de leur ordre d'arrivée dans le temps, y compris les personnes mortes. Et si chacun est à sa place et vu, il n'y a plus lieu que quelqu'un s'identifie pour combler le vide que représente une personne oubliée, niée, morte.


En plaçant sa fratrie, Ana a pu voir cette grande soeur avortée,  là-bas, différente d'elle ce qui sort de la transe, de l’intrication : « oui je te vois et comme je te vois, je ne suis donc pas toi, toi tu es toi et moi je suis moi ».


Le fait de voir est fondamental car ce à quoi nous sommes identifiés, nous ne le voyons pas, nous le sommes. nous sommes cette soeur, ce grand père, cet oncle, cette tristesse, cette injonction ; il n'y a aucune distance entre celui qui s'identifie et la "chose". Voir indique un décollement de l'intrication, une différenciation et c'est donc un pas majeur dans une constellation.

Il est fréquent de rencontrer des personnes  identifiées à un frère iou une sœur mort prématurément qui vivent  pour deux ; elles cherchent à faire vivre à travers leurs faits et gestes le disparu, l’exclu. Récemment une personne qui  conscientisait qu’elle était identifiée à une jumelle morte in-utéro, me partageait qu’elle achetait toujours les choses par 2, que ce soit l’alimentaire, les vêtements, les présents.
« j’achetais aussi pour elle, pour la représenter »

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :